Le deuxième Lama était une femme nommée Rinchen Tsuldror, qui fit les pratiques de dakini jusqu'à l'âge de 39 ans. Puis elle mourut et son corps fut incinéré. A ce moment, son crâne apparut, marqué des syllabes BAM HA RI NI SA. C'était le signe qu'une dakini de sagesse s'était manifestée dans un corps humain.
Ensuite vinrent de nombreux lamas, qui pratiquèrent là et donnèrent de nombreux enseignements différents. Ils construisirent aussi sept maisons d'environ 16m2. On pouvait ainsi pratiquer, cuisininer et dormir à cet endroit.
Le troisième Lama à résider là fut Sangyé Dordjé. Il avait séjourné au monastère de Bani, où le grand Lama Shakya Gyaltsen fut son maître racine. Il devint un bon érudit et un sage. Il devint capable de traverser directement les montagnes et les rochers (sans avoir besoin de marcher). Il construisit un grand temple à cet endroit, qui fut ensuite nommé "De Chen Sang Ga Khorlo Dong." Sangyé Dordjé vécut cent-sept ans. Avec lui, de nombreuses personnes vinrent en ce lieu: des dakas masculins, des dakinis féminines, tous des sages.
Le quatrième Lama à s'établir là fut Djé Wang Rinchen Puntsog. Il pratiqua toute sa vie et lorsque des tempêtes de grêle apparaissaient, il n'avait qu'à tendre l'index pour que la grêle tombe sur les montagnes rocheuses plutôt que sur les champs. Il mourut à l'âge de soixante treize ans.
Le cinquième Lama s'appelait Lha Wang. Il montra un jour sa capacité à malaxer le fer en tordant un fer à cheval. Il mourut à l'âge de soixante-douze ans.
Le sixième Lama fut Sangyé Tendzin. Lors d'un rituel du feu pour un défunt, on doit brûler l'effigie de cette personne. Au cours de l'une de ces poujas, Sangyé Tendzin la brûla grâce à son feu de sagesse (il n'eut pas besoin d'un instrument extérieur pour allumer le feu). Il mourut à l'âge de soixante-sept ans.
Le septième Lama, Lama Karma Lhawang, montra une intelligence brillante dès son plus jeune âge. Lors d'une cérémonie de longue vie pour Uchenora, le chef du village, et sa famille, Lama Karma Lhawang étira miraculeusement la bannière de longue vie. Il fit un Kriya Tantra (3 statues de longue vie): Amitayus (Tsépagmé), Tara Blanche et Vijaya Dévi. Il développa le monastère puis mourut à l'âge de quatre-vingt quatre ans. Tchimé Rigdzin lui-même vit ces statues, malheureusement brisées à cette époque.
Le huitième Lama fut Sonam Shérab. Au moment de sa naissance, on vit de la lumière et son corps était couvert de duvet, comme un oiseau. Ce fut un grand sage du mahayana. Il mourut à l'âge de soixante-dix ans.
Le neuvième Lama fut la réincarnation du grand sage Sangyé Dordjé, Pèma Kunzang Yéshé, qui reçut le nom de Shérab Mébar au monastère de Dordjé Drag, car il était capable de mémoriser un gros livre en une seule lecture. Shérab Mébar ne pratiqua que le Terma de Rigdzin Goddem (le Tchangter). Il reçut les voeux de moines du septième Dalaï Lama. Il se rendit à Tsang (un monastère secondaire du Tchangter) où il reçut toute la transmission de la lignée du Tchangter du Lama Principal, Pèma Shenyen, un très grand maître. Puis il s'établit et pratiqua dans la région de Dergyé Dzogchen. A cause d'obstacles, il y eut un orage qu'il captura et plaça dans un morceau de tissu. Pourtant, tout autour de lui brûlait, la forêt, la montagne, mais pour lui, il n'y avait pas du tout de problème.
Il était capable d'enseigner tout le Tchangter de mémoire. Il fit de nombreux miracles, et sa vie ne fut que bienfait pour les êtres sensibles. Il se rendit au village de Do (près du monastère de Dodrupchen) et le chef du village lui donna le monastère attenant. Aussi ce monastère, qui suivait le système Sakya, devint un monastère suivant le système du Tchangter. Shérab Mébar introduisit au monastère de Khordong la pratique de Tsétcheu (une pratique de Padmasambhava), les danses de lamas, la musique et la peinture. Il mourut à l'âge de quatre-vingts ans. Son successeur fut Kalzang Gyamtso, un moine du village de Gyarong.
>
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire