mardi 29 juin 2021


If during the practice we get distracted, it is not so important. The question is “what was that blindspot where in one moment I focus on something and now i am on another?”. This enlightens not only the nature of what’s arising in your mind, but also how we understand who is the one observing. On buddhist teachings, consciousness, which means the aspect of myself which is conscious of something, this consciousness is discontinuous. Awareness is continuous. But when I decide “ok, I will focus on my breath”, this is an ego intention. It arises as a bubble of thought. After some time, another bubble of thoughts arises, and we are on the next bubble. Then we can start thinking “Oh my god, I can’t do this, I am so stupid, I can’t even keep my mind on a single thing”. Then people can try harder, and very hard, pressuring themselves. This isn’t very useful. Consciousness is discontinuous. Therefore, it’s very likely to get lost. (…) If you want to have ongoing and relentless clarity, then you need to awaken to your own awareness. But asking consciousness to become awareness doesn’t help much. Consciousness is an aspect of awareness. We can say that awareness is like a fire, and consciousness is like a spark, coming out of the fire. Sparks jump out, and then die pretty quickly. They don’t continue. If you meditate from the position of consciousness, distraction is inevitable. It’s a structural matter. And if it’s structural, it doesn’t matter how much you try, it won’t change, because it’s simply like that. So, from Dzogchen’s perspective, the crucial aspect is to relax and open up.

Si pendant la méditation nous sommes distraits, ce n'est pas très important. La question est: "Quel est ce point aveugle entre l'instant où je suis concentré sur quelque chose et l'instant suivant où je suis sur quelque chose d'autre?" Cela n'éclaire pas seulement la nature de ce qui apparaît dans votre esprit mais aussi comment nous comprenons celui qui observe. Dans les enseignements bouddhistes, la conscience, c'est à dire l'aspect de moi qui est conscient de quelque chose, cette conscience est discontinue. La conscience éveillée est continue. Mais lorsque je décide: "Ok je me concentre sur ma respiration", c'est une intention de l'ego. Ca apparaît comme une bulle de pensée. Après quelque temps, une autre bulle de pensées apparaît et on se retrouve avec l'autre bulle. Alors on peut se dire: "Oh mon dieu, je n'y arrive pas, je suis trop stupide, je ne suis même pas capable de garder mon esprit sur une seule chose." Alors on va essayer plus fort, très fort, en se mettant la pression. Ce n'est pas très utile. La conscience est discontinue aussi il y a de fortes chances de la perdre (...)
Si l'on veut avoir une clarté continue et incessante, on doit s'éveiller à sa propre conscience éveillée. Mais demander à la conscience de devenir conscience éveillée n'aide pas beaucoup. La conscience est un aspect de la conscience éveillée. On peut dire que la conscience éveillée est comme un feu et la conscience comme une étincelle provenant du feu. Les étincelles partent du feu puis meurent assez rapidement. Elles ne perdurent pas. Si l'on médite depuis la position de la conscience, la distraction est inévitable. C'est une affaire de structure. Et si c'est structurel, peu importe combien vous essayez, ça ne changera pas car c'est juste comme ça. Aussi dans la perspective dzogchen, le point crucial est de se détendre et de s'ouvrir.

James Low, Seeing Clearly, Acting Gracefully

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